domingo, 14 de diciembre de 2014

FRUITS DE L’ENTÊTEMENT DE BLAISE COMPAORÉ: “toute chose a une fin”, Blaise Compaoré dégage.


Blaise Compaoré est de retour en Côte d’Ivoire

Blaise Compaoré qui avait quitté le 20 novembre dernier la Côte d’Ivoire où il était depuis sa démission pour rejoindre le Maroc, a atterri ce vendredi matin à Yamoussoukro. Selon Jeune Afrique, l’ancien président et son épouse auraient quitté le Maroc où ils séjournaient dans une villa prêtée par un de leurs amis, il y’a quelques jours. Il aurait ensuite séjourné brièvement à Libreville au Gabon puis à Brazzaville au Congo, avant de rejoindre la Côte d’Ivoire.



Après sa démission suite à l’insurrection populaire du 30 octobre dernier, l’ancien locataire de Kosyam avait été exfiltré avec l’aide de la France. Il avait ensuite trouvé refuge dans ce pays voisin dont il a la nationalité par les liens du mariage. Il y aura passé trois semaines dans une luxueuse villa officielle à Yamoussokro, avant de poursuivre son périple, accompagné de 5 de ses proches au Maroc.
Si à son départ, les autorités ivoiriennes avaient fait savoir qu’il serait "amené à revenir", le ministre marocain des Affaires étrangères avait aussi indiqué à son arrivée au Maroc, que l’ex président burkinabè était là pour un " séjour à durée déterminée". Selon des proches de l’homme, il y était pour un bilan sanitaire.
sa présence a cependant fait des mécontents dans les deux pays. Dès son arrivée dans le royaume chérifien, des partis politiques de gauche se sont dits opposés à son exil sur leur sol. Un probable exil de Compaoré en Côte d’Ivoire ne fait également pas l’unanimité auprès des pro-Gbagbo qui l’accusent d’avoir soutenu la rébellion en Côte d’Ivoire et contestent ce titre de « faiseur de paix » que lui accordent les pro-Ouattara.
Le Burkina n’est également pas en reste quand on sait que des voix s’élèvent de plus en plus au pays pour demander l’extradition de celui qui aura passé 27 ans à la tête de l’Etat. La Société civile et certains partis politiques appellent en effet, à des poursuites judiciaires contre l’ex président et certains de ses dignitaires ; les accusant notamment de « crimes économiques et politiques ».
Amélie Gue
FuenteLEFASO.NET




CHUTTE D’UN DICTATEUR: Blaise Compaoré

1.- LES RAISONS QUI ONT AMENÉ L’INSURRECTION DU 30 ET 31 OCTOBRE AU BURKINA FASO.

Historique des assassinats au Burkina Faso

13 décembre 1998-13 décembre 2014, déjà seize ans que Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune avaient été sauvagement assassinés et calcinés. Le peuple toujours sur ses gardes réclame la vérité et la justice. Et nous espérons que cette vérité tant espérée verra le jour. Mais notons que le cas de Norbert Zongo n’est qu’un maillon d’un long chapelet dans la tradition des assassinats au Burkina. Il est donc opportun de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur.

Selon les sources, au Burkina Faso indépendant, la première exécution remonte aux années 1969. Il s’agit du garde républicain Michel Yaméogo qui avait assassiné son collègue Emile Ilboudo le vendredi 28 juillet 1967 afin de s’emparer des clefs pour voler de l’argent. C’est ainsi qu’il fut condamné et exécuté à Ouagadougou.
La seconde exécution a concerné un groupe de coupeur de tête composé de Millogo Sogo Jean, El Hadj Djane Batiékoro dit Béma et Coulibaly Lotamou. Condamnés le 12 septembre 1978, ils furent exécutés le 15 Janvier 1979. Notons que ces exécutions étaient conformes aux lois de la République, car la peine capitale n’est pas abolie au Burkina Faso.
La première exécution extrajudiciaire sera inaugurée par Nézien Badembié, le n°2 du CMRPN en décembre 1982 qui reçut une raffale en pleine poitrine. C’est le début de la tradition des assassinats au Burkina Faso. On tue désormais à la moindre occasion, les règlements de compte se font par des armes. Les révolutionnaires vont mieux s’illustrer dans cette pratique.
Dès la prise du pouvoir le 04 Août 1983 qui avait fait cinq morts par l’aile gauche, les ténors de l’aile droite à savoir le colonel Yorian Gabriel Somé et le commandant Fidèle Guébré sont passés par les armes dans la même semaine après qu’ils aient été invités respectivement de Ouahigouya et de Dédougou pour une discussion entre officiers.
Le 11 juin 1984 le colonel Didier Kiendrébégo maire de Ouagadougou et six de ses camarades à savoir les lieutenants Moumouni Ouédraogo et Maurice Ouédraogo, l’homme d’affaires Adama Ouédraogo l’ex-major de gendarmerie Barnabé Kaboré, le sergent du RCS Moussa Kaboré et le pilote d’Air-Burkina, Issa Anatole Tiendrébéogo accusés de complot ont été froidement abattus sous un baobab et enterrés à la hâte au cimetière de Tanghin. Le 18 juillet de la même année c’est le commandant Amadou Sawadogo qui est tiré comme un lapin vers 21heures au niveau du barrage n°3 sur la route de Ziniaré. Le 15 Octobre 1987, la crise au sein du CNR se solde par l’assassinat de Thoma Sankara et de ses douze apôtres (Le professeur d’université Sibiri Alain Zagré, le journaliste Paulin Bamouni, les employés à la présidence Fréderic Liemdé et Bonaventure Compaoré, les sergents chefs Emmanuel Bationo et Amadé Sawadogo Adjudant Christophe Saba, Serge chef Emmanuel Bationo, le caporal Yeyé, le soldat de 1ère classe Noufou Sawadogo le soldat de 1ère classe Der Somda, le soldat de 1ère classe Wallilaye Sawadogo) accusés de “ déviationnistes“ par les “ rectificateurs“. La chasse aux sorciers qui s’en suit emporte Seydou Bancé, Sigué Vincent Askia, Michel Koama, Elysée Sanogo et les mutins de Koudougou dont certains ont été grillés comme des poulets. Ce sont entre autres le Lieutenant Daniel Kere, le lieutenant Bertoa Ky, le lieutenant Elysé Sanogo, le lieutenant Jonas Pascal Sanou, tous tués et brulés le 27 Octobre1987. Leur crime? Pour avoir s’opposé au coup d’Etat de Blaise.
le plus célèbre de ces mutins, Boukary Kaboré dit le Lion a eu la vie sauve en se rejugeant au Ghana.
En 1988, le capitaine Guy Sayogo et son épouse ont reçu une grenade dans leur chambre au camp Ouezzin Coulibaly à Bobo. Très vite les coupables au nombre de sept sont désignés et expédiés au l’au-delà dans la nuit du 31 décembre 1988.
Toujours en 1988, le commerçant Seydou Bandé est froidement abattu après avoir creusé sa propre tombe. C’est le comble du cynisme.
Au petit matin du 18 septembre 1989, c’était le tour des deux des chefs historiques de la révolution à savoir Boukary Jean-Baptiste Lingani et Henri Zongo de quitter ce monde pour raison de complot. On les a fait accompagner par Sabyamba Koundaba et Anessé Gnégné pour les mêmes raisons.
Blaise Compaoré est dorénavant le seul rescapé des chefs historiques de la révolution. La révolution a mangé ses propre fils, dira-t-on. On s’attendait à un apaisement, mais le régime compaoré n’avait pas encore fini de balayer autour de lui. De valeureux burkinabé de toutes couches sociales vont subir le coup de balai du régime compaoré. On peut citer des journalistes comme Lamien Watamou (19 juin 1989) des professeurs d’université comme Guillaume Sessouma (1990), Oumarou Clément Ouédraogo considéré comme le n°2 du Front Populaire (9 décembre 1991), des étudiants comme Boukary Dabo (mai 1990) Michel Congo (21 octobre 2001), des policiers comme Madi Pascal Tapsoba, DG de la police nationale (1994), des paysans comme Douin Yedan (18 juillet 1993), Akou Agondwo, Adi Bagniou, Kossi Gounabou, Akandoba Kibora, Igoissan Kibora, tous à Kaya (1995), des élèves comme Blaise Sidiani, Emile Zigani dans la cour de leur école à Garango (9 mai 1995), des chauffeurs comme David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré (décembre 1997).
Le 13 décembre 1998, c’est le coup de foudre, l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons Ernest Zongo, Ablassé Nikiema et Blaise Ilboudou. C’est l’indignation et la révolte à travers le pays. Ces révoltes ont secoué et fragilisé le régime compaoré. Blaise Compaoré fait semblant de regretter les tueries, il demande pardon au peuple et promet le changement. Simple leurre. Les tueries vont se poursuivre. Le chat revenu de la Mecque ne peut s’abstenir de dévorer les souris. La liste se prolongue. On peut retenir en août 2000, la mort d’un soldat du régime de sécurité présidentielle Mahamadi Ouédraogo et l’adjudant-chef de gendarmerie Abdoulaye Demdé en juin 2000, tous concernés par l’affaire David Ouédraogo. Le 6 décembre 2000, c’est le petit écolier Flavien Nebié qui tombait sous les balles meurtrières. Nul n’est épargné sous l’ancien régime. Même les hommes d’église comme le père Célestino Di Giovambattist tombé suite à des coups de hache le 13 octobre 2001.
Le 22 février 2011 la mort suspecte de l’élève Justin Zongo plonge à nouveau le pays dans des troubles. Comme d’habitude, le régime des stratégies qui lui permettent de juguler la crise et maintenir son pouvoir entaché de sang de nombreux innocents.
Les 30 et 31 octobre 2014, c’est encore vingt quatre martyrs qui ont sacrifié leur vie pour que les Burkinabé se libèrent des griffes du régime compaoré. Jésus Christ a perdu son sang sur la croix pour sauver l’humanité. Nos Martyrs sont morts pour plus de justice, plus de liberté, plus d’équité au Burkina Faso. Cette liste est loin d’être exhaustive. Dans la célèbre ouvre de Ouattara Vincent, l’ère Compaoré, crime, politique et gestion du pouvoir on dénombre une centaine de morts.
Blaise Compaoré croyait pouvoir piétiner à jamais le peuple burkinabé. C’est un homme qui n’aime pas les défaites, ni reculer. En octobre 1987, il triomphe en s’emparant du pouvoir. En 1991, il triomphe contre les tenants de la conférence souveraine. En décembre 1991, seul en lice, il est élu sans gloire, mais peu importait pour lui. En 1998 après la mort de Norbert Zongo, il s’en tête et garde son pouvoir. En 2011 après la mort de Justin Zongo, il parvient à se maintenir toujours grâce à ses manœuvres politiques. C’est cette erreur mathématique qui a poussé Blaise à croire qu’il est invincible, qu’il pouvait encore une fois de plus forcer le passage. Mais comme on le dit, tous les jours pour le dictateur, un jour pour le peuple. Le peuple a enfin tranché. Que nos morts reposent en paix sous la terre libre et digne du Burkina Faso.
Nous espérons que les états généraux de la justice lui donneront la force nécessaire pour élucider tous ces crimes de sang auxquels il faut ajouter les crimes économiques.

Sources:
Ouattara Vincent, l’ère compaoré, crime politique et gestion du pouvoir, Klanba Editions, Paris XIVème, 2006.
L’observateur dimanche n°0029 du 07 au 13 juin 1996.
Le nouvel Ouragan n°227 du vendredi 19 mars 1999.
L’indépendant n°370, 10 octobre 2000.
Auteur: KIEBRE Mahamoudou, Professeur certifié d’histoire géographie

Fuente: LEFASO.NET




lunes, 26 de agosto de 2013

RDO. D. JOSÉ ENGONGA MOYO, NUEVO “HOMBRE FUERTE” DE LOS CLARETIANOS DE GUINEA ECUATORIAL


El pasado día 30 julio el pueblo y la iglesia de Guinea Ecuatorial recibieron, a través de la prensa dictatorial (Radio y TV), la noticia del nombramiento del Rdo. D. José Engonga Moyo como Superior General de los Claretianos de Guinea Ecuatorial.
El Padre José Engonga es natural de Mikomcóm-Yenvam, del distrito de Mibini, provincia de Litoral; y hasta su actual nombramiento estaba destinado en la misión de Niefang como superior y párroco de aquella comunidad claretiana.
De la Iglesia de este país ha hablado tanto y mucho la Radio Macuto, porque sus dirigentes no tienen la voluntad de que cambie el rumbo emprendido, por cierto muy equivocado, según el juicio de la opinión popular, por los escándalos que nos sirven los pastores de la misma. Y no nos daremos por vencidos en denunciar sus aberraciones.
Sin embargo, el este escrito no va a tratar de las cuestiones generales de nuestra iglesia como solemos hacer. Sólo queremos expresar nuestra más sincera felicitación al Rdo. D. José Engonga Moyo por este nuevo servicio que le han encomendado sus superiores o Dios, ¡a saber quién!
Como comprenderá Reverendo, el pueblo de Guinea Ecuatorial se ha cansado de los viejos malhechores, tanto de la iglesia como del gobierno de la nación. Este pueblo ya quiere algo nuevo, nuevos aires, nuevas fragancias… Desde que el Melandro de Akoacam, OBIANG NGUEMA MBASOGO, meó y cagó sobre todo y todos, aquí todo está sucio y huele mal. Nuestro país está necesitado de no sólo nuevas caras, nuevos hombres fuertes, sino de nuevos hombres y mujeres dispuestos a devolver a Guinea Ecuatorial la dignidad y la honradez. No pedimos más. Hemos de manifestarle, Rdo. que su nombre no ha sobresalido entre los curas escandalosos de esta iglesia; pero sepa que, a partir de ahora, la RADIO MACUTO, la VOZ de los SIN VOZ de Guinea Ecuatorial, se ha fijado en usted y se ha quedado con su cara; le tendrá muy controladito como le tenemos al MULATOIDE y el DOCTOR DE LOS DOCTORES del Arzobispado de Bata, el rey de los escándalos y aberraciones sin precedentes de esta iglesia.
No se asuste Rdo. padre. Nuestra advertencia ha de tomarlo como un buen consejo; en el fondo queremos salvaguardarle de hacer lo que nos han contado nuestros reporteros que han hecho sus predecesores desde ese cargo que ahora asume usted. Nos han contado que algunos han practicado la discriminación rayando a nepotismo en el seno del gremio, aventajando sólo a los clérigos oriundos de sus regiones o etnias. ¡Cosas lamentables en la iglesia! Nosotros los laicos no sabíamos que estas cosas podían pasar dentro de la iglesia.
Aunque lo que más nos ha escandalizado es lo que ha hecho el que se hace llamar Padre Juan Esono Ncham, al que nos han dicho que se halla ahora en América Latina en calidad de castigado por malversar los fondos de la congregación. Dicen que este falso clérigo, desvió para su propio beneficio millones y millones de francos CFA.; se enriqueció hasta el extremo, construyendo mansiones aquí en Malabo, casas de tres plantas en Bata, un hotel de 5 estrellas en su poblado natal, Bikurga-Esawong, compra de turismos para servicio de taxis en Bata y en Malabo; vendió terrenos de la congregación… Por si esto fuera poco, nuestros reporteros han sabido que este curita que veíamos aquí en el Santuario María Claret de esta capital, con cara de niño inocente, había doteado a una chica del Coro “Oh Jesús”, del distrito de Nsok Nsomo, cuyo nombre abstenemos de publicar, a no ser que ella haga mucho ruido, entonces sí entraríamos en detalles muy vergonzosos. ¡Qué horror! ¡Un demonio disfrazado de ángel!
Por eso le decimos, Rdo. P. José Engonga Moyo, si no quiere usted que contemos al mundo y a Guinea Ecuatorial de sus actuaciones durante su ejercicio de Superior General de los claretianos de Guinea Ecuatorial, absténgase de hacer lo mismo que han hecho sus predecesores. Reiteramos: Guinea Ecuatorial ya no está a la altura de aguantar a dirigentes así. O es usted cura, o es un canalla que sólo puede hacer semejantes cosas. ¡Escoja usted, padre!

! Muchas gracias por la atención prestada!